Journal de bord de l'Azérou - Les meubles - INÉDIT

Par Jean Michel

"La métairie de l'Azerou à Mademoiselle Benazet avait été léguée par celle-ci à l'hospice de Saissac. Des métayers, les Arribaud en assuraient l'exploitation et tenaient un
« journal » qui se trouve aux archives de Saissac et que j'ai pu consulter. Beaucoup de renseignements fournis par ce journal ont été utilisés ici."



Les Arribaud, métayers de l'Azerou


"- Quel bon vent t'amène, Victor, dit Antoine Arribaud ; métayer à Saigne-Villemagne à son ami notaire qui descendait de voiture.
- Je viens pour affaire, répondit Victor Besaucèle. Je suis chargé par Demoiselle Marie-Rose Bénazet, la fille de feu Clément de chercher
de nouveaux métayers pour l'Azerou et j'ai pensé à toi."

Après forces discussions, les deux hommes parvinrent à se mettre d'accord sur les grandes lignes d'un contrat.
Le premier point concret étant la désignation de deux experts pour estimer la valeur du troupeau.
Après de longues et nombreuses discussions le contrat fut signé.


Aujourd'hui,

Les meubles


Scan3 1Chambre moitié XIXe

L’armoire (cabinet) a été donnée à Noémie, la femme d’Antoine,
lors de son mariage. Elle renferme le trousseau de la mariée,
linge blanc, fleurant bon la lavande et le thym.
Une crédence en chêne vert est garnie d’assiettes en faïence et à fleurs,
de couverts de fer battu,
de verres que l’on ne dérange que pour les grandes occasions.
A droite un grand évier de pierre l’aié, avec ses cruches vertes ou brunes de
Castelnaudary (las dournos).
A coté l’égouttoir (l’escouladou) et dans un coin l’engranièro, le balai.
Un caisson en noyer renferme la maie car chaque famille faisait son pain.
Les lits sont placés aux angles des pièces,
aux quatre angles si les enfants sont nombreux. Le lit d’Antoine est à deux montants,
courts aux pieds. Il est fermé de rideaux en indienne, accrochés à un ciel de lit.

Le lit dit de Cabardès est composé de deux linçols (draps),
une flaçada (couverture), un coissin (coussin). La paillasse est en paille de maïs ou de seigle.
La couate (matelas) est en plumes d’oie. Elle est enduite d’une préparation de savon
qui forme une sorte de vernis. Le lit d’Antoine, comporte un édredon, qui représente
un certain luxe car il est en duvet fin.

azerou arribaud michel

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 

Ce blog est la suite récente des
Saissac d'Antan !

Ceux ci sont toujours accessibles sur
http://saissac.e-monsite.com/
ou
http://saissacdantan2.e-monsite.com/

Afin de continuer ce devoir de mémoire,
Saissac d'Antan
recherche tout document papier ou photo
concernant la longue histoire de Saissac
et de ses habitants.

Ceux ci seront scannés et restitués aussitôt !
 

Contact au:
fantin.erick@Bbox.fr

×